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Les étapes du cinéma d'animation

Ce parcours didactique s’appuie sur le long métrage d’animation.
Il présente le processus de création d’un film d’animation.

Le scénarimage

À partir du scénario (histoire rédigée avec les dialogues d’un film), un découpage de l’histoire est réalisé en images : c’est le « scénarimage » ou « story-board ». Ce document s’apparente à une bande dessinée : chaque image représente un plan du film dans un cadrage précis. Un plan est une suite continue d’images enregistrées par la caméra au cours d’une même prise. Diverses indications accompagnent chaque plan : dialogues, bruitages, durées, actions des personnages ou encore mouvements de caméra.

Les modèles

Ces fiches techniques permettent à l’animateur d’assimiler le dessin de référence réalisé pour chaque personnage. Elles lui permettent de se mettre au diapason des modèles imaginés par le créateur graphique : proportions, détails du visage, formes des bouches (lorsqu’il y a des paroles), vêtements, attitudes-clés, objets associés... L’animateur est ainsi en mesure d’analyser les personnages sous différents angles et s’inspirer de leurs expressions. Au final, tous les animateurs travaillent à l’identique. Aucune différence !

Le lay-out

Plus complet que le scénarimage, le lay-out précise la mise en scène de chaque plan. C’est un ensemble de documents très détaillés, réunis dans une pochette, qui indique : la taille selon laquelle les dessins doivent être animés, le cadre, les déplacements des personnages, les mouvements de caméra... D’autres feuillets comportent des indications sonores décryptées se rapportant aux dialogues, aux bruitages ou à la musique. Le lay-out définit l’action de la scène dans son décor. Il y a autant de pochettes de lay-out que de plans.
Décrypter : déchiffrer et traduire en nombre d’images des sons enregistrés comme les dialogues, le tempo musical ou les bruitages.

L'animation

À partir des indications du lay-out et de la bande sonore enregistrée à l’avance et décryptée, l’animateur donne vie aux personnages du film. Ce travail s’opère sous contrôle du réalisateur qui lui précise les intentions et le jeu. En plaçant des feuilles d’animation sur une table lumineuse, l’animateur réalise des séries de dessins en tenant compte de la position précédente du personnage observé par transparence. Il établit des phases clef avant de développer les mouvements. Une réglette à ergot, maintient avec précision les feuilles.

Chaque mouvement est décomposé en un certain nombre de dessins. Pour recréer l'illusion du mouvement, il faut 24 images par seconde. Souvent un dessin est filmé deux fois, ce qui fait 12 dessins par seconde. Chaque seconde représente alors 24 positions différentes du personnage. Généralement la décomposition se fait à raison de 12 dessins par seconde. Les mouvements des personnages sont ensuite testés sur un logiciel spécifique. L’animateur travaille avec un intervalliste qui l’aide à dessiner les phases intermédiaires.

La colorisation

Une fois testés, les dessins d’animation sont ensuite numérisés. Les personnages du film sont alors mis en couleur suivant une gamme de teintes réalisée par la coloriste et répertoriée dans un nuancier informatique de référence. Comme pour les décors, une trace manuelle vient s’ajouter sur les personnages colorisés afin de leur donner l’originalité graphique voulue par le directeur artistique.

Les décors

Les décors passent d’abord par une étape de recherche puis évoluent par phases. L’artiste-décorateur doit posséder une très bonne maîtrise du travail à la craie. Le décorateur traite chaque lieu, intérieur et extérieur, où se déroulent les actions du film. Il tient compte du cadrage définit par le réalisateur.

Les effets spéciaux

Chaque décor à la craie est numérisé. Depuis son ordinateur et grâce à un logiciel adapté, l’infographiste réaligne les couleurs par rapport au décor original. Il retravaille chaque décor pour lui donner sa vraie dimension cinématographique. Le technicien des effets spéciaux peut animer numériquement certaines parties du décor. Par exemple le mouvement de l’eau, la neige, etc.

Le compositing

Le compositing est l’association informatisée de plusieurs traitements réalisés sur une seule image. Autrefois, lorsque les films se faisaient avec des caméras, on parlait de tournage. Ces traitements se superposent à la manière de différentes strates finalisant ainsi chaque image du film : décor avec ses effets spéciaux particuliers, personnages animés qui s’y déplacent, effets d’ombre et de lumière, avant-plans (overlay), arrière-plans (underlay)...

Le montage

Une fois le compositing terminé, le monteur se met à l’œuvre sous la responsabilité du réalisateur. Son travail consiste à enchaîner dans un ordre chronologique tous les plans et à donner le bon rythme au film. Il utilise pour cela un banc de montage informatique. Il affine l’enchaînement des plans et synchronise sons et images. La bande sonore finale est constituée de multiples éléments comme : voix, musique, bruitages, sons d’ambiances et effets sonores.
Synchroniser : mettre en concordance les images et les sons.

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